Léa, une française qui coworke pour la Norvège au C-IN

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Au C-IN, nous voyons souvent une jeune coworkeuse, Léa, le casque stéréo sur les oreilles, parler à son écran d’ordinateur dans une langue exotique qui semble plutôt venir du froid (si j’ose me permettre). Intrigués, nous avons approché un court instant cette remote workeuse pour savoir ce qui l’a amenée chez nous… et un peu chez elle, maintenant !

Bonjour Léa,

Merci de consacrer ce moment au C-IN.

Je commence d’emblée sur ton activité car elle donne l’envie de s’évader quelques temps. Tu travailles pour le tourisme en Norvège ! Vite, dis-nous tout !

Oui, je travaille pour Visit Tromsö, l’office de Tourisme de Tromsö. Je fais du développement commercial pour lui.

C’est-à-dire ? Tu démarches des professionnels du tourisme ici, en Provence… ou bien des particuliers ? D’où, peut-être, ton installation dans le Sud-Est ?

Pas directement. Je développe un projet de réservation de voyage en ligne, destiné aux agents de voyage. Projet qui, pour information, est basé sur la Blockchain. Mon organisme est notamment chargé de faire la promotion du territoire de Tromsö et des prestataires du tourisme.

Nous sommes deux sur ce projet de site. Je fais équipe avec mon collègue norvégien, Kyle. Il s’occupe plus particulièrement de l’organisation opérationnelle, du contenu du site et de la vente. De mon côté, je gère la conception technique avec des prestataires.

Peux-tu continuer un peu le voyage et nous dire ce que Tourism Tromsö vend le plus ?

Oui, ce qui est le plus plébiscité, ce sont les excusions en chien de traineaux, le soleil de minuit et surtout… les aurores boréales !

Wouahouu ! Nous sommes quelques-uns à avoir envie de signer tout de suite ! Mais dis-moi, tu vis en France et tu développes un projet Norvégien ? Comment en es-tu arrivée là ? Pourquoi ne travailles-tu pas directement à Tromsö ?

A l’issue de ma formation en développement touristique, j’ai commencé à Tromsö directement, au sein de l’office du Tourisme. Puis j’ai démissionné et je suis revenue en France en 2016, pour des raisons personnelles. Mais l’office avait encore besoin de moi, donc j’ai proposé de continuer mes activités pour elle à distance. Avec Internet, pour le type de fonction que j’exerce, il n’y pas plus d’obstacle géographique.

D’où ton entrée dans le monde du coworking à ton retour en France ?

Pas vraiment, cela date de la Norvège. Là-bas, beaucoup de bureaux sont paysagés. Il existe peu de pièces fermées. Cette configuration se retrouve au sein de l’office du tourisme de Tromsö. J’en ai donc l’habitude.

C’est là-bas aussi que j’ai commencé le télétravail, parce qu’en Norvège, et dans les pays du Nord, en général, il est totalement intégré à la vie professionnelle, bien plus qu’en France. Les salariés ont l’habitude d’alterner travail dans l’entreprise et travail chez eux ou ailleurs. Ça rend plus créatif.

Et ton expérience du coworking en France ?

Exercer dans un tiers lieu est plus simple car chez moi je suis dérangée. De plus, je préfère effectuer une coupure entre les lieux de vie personnelle et vie professionnelle.

En rentrant en France, Je suis allée « coworker » à Tour, où l’agglomération a développé un complexe avec des pépinières et un grand espace de coworking. Il y a aussi des bureaux qui sont loués par des associations accompagnant l’entrepreneuriat.

Puis je suis descendu à Aix en Provence, pour raisons personnelles. J’ai testé plusieurs lieux, et me voici ici, au C-IN.

Pour en revenir à mon projet, il nécessite souvent des contacts avec des prestataires ou mes collègues à Tromsö. Je suis souvent au téléphone ou sur Skype avec eux.

Actuellement, je passe une partie de mon temps à former mes collègues. J’espère que je ne dérange pas les autres coworkers (ndrl : non !).

Bon, je te quitte, je pars demain à Oslo !

Merci Léa, et bon voyage !

C-IN Visit Tromsö

Auteur : Laure BOILLOT

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